La musique dans le jeu de rôle, différents usages pour différents résultats

Avec la technologie, la musique devient de plus en plus présente dans nos parties. Mais comment gérer cette musique ? Comment la rendre présente et discrète à la fois ?

Il faut distinguer je crois quatre types de musique: les musiques d’ambiance, les musiques de combat, les musiques de réflexion et les musiques faisant partie intégrante du scénario.


Les musiques d’ambiance

La plus classique de toute, la célèbre musique d’ambiance. Personnellement, j’aime beaucoup le fait d’associer un lieu à une musique (on a vu l’efficacité de cette méthode avec la BO du Seigneur des Anneaux). Il faut donc trouver une musique caractéristique d’un lieu, avec un début bien identifiable pour les joueurs. Citons par exemple du vieux jazz pour une partie de l’appel de Cthulhu à la Nouvelle-Orléans, le « Tango neuvo » d’Astor Piazolla pour illustrer la frénésie d’une ville, ou encore de la musique atonale (par exemple le concerto pour violon d’Arnold Schoenberg) pour imager des contrées oniriques…

Du côté vidéo-ludique, la norme est plutôt d’associer la musique à un personnage, le plus souvent un grand méchant, mais cette technique présente d’excellent résultat pour tous les personnages récurrents, par exemple un marchand ou n’importe quel PNJ donneur de quête.

Attention cependant, dans les deux cas, il faut prendre garde à la période qui sépare deux occurrences d’une même musique. Rien de pire qu’un fond sonore répétitif (Tétris étant l’exception qui confirme la règle).

Les musiques de combat

Bon, à la rédac’ on aime bien les jeux vidéos. Ça ne vaut pas une vraie partie autour d’une table, mais Skyrim, Oblivion et autre Final Fantasy font leur job. Niveau musical, qui ne connait pas le thème de Skyrim ? De l’épique en barre. Mais voilà, le gros problème, c’est que tout le monde connait. On a essayé de mettre cette musique, résultat: tout le monde s’est mis à la chanter se prenant pour un véritable nordique, mais oubliant le combat. Donc, de l’épique, oui, mais de l’épique inconnu. De nombreuses personnes se sont amusés à faire des playlists de plusieurs heures de ces musiques sur YouTube !

Si vous tenez à faire la votre, les combattants seront surement galvanisés par n’importe quel style rapide et puissant. Le métal est une bonne idée, mais on oublie (trop) souvent certains morceaux classiques: Une nuit sur le mont chauve de Moussorgski ou la Chevauchée des Walkyries de Wagner sont intéressants et surprendrons la plupart des joueurs.

Les musiques de réflexion

N’hésitez pas à baisser le volume pour cette catégorie, juste un vague fond sonore suffit la plupart des cas. Tout l’art est de, là encore, de choisir une musique juste assez répétitive pour qu’on la reconnaisse, mais pas trop pour ne pas ennuyer les personnages… Les musiques du jeu vidéo Professeur Layton sont faites pour, mais la musique classique est aussi un bon choix.

Les musiques scénaristiques

Dernière catégorie pour les mélomanes, et élément d’innovation, la musique peut être utilisée pour l’intrigue elle même. J’ai le souvenir d’une partie où, après avoir fait de long voyages sur les traces du Zoroastrisme (une des premières religions monothéistes, si ce n’est la première pour certain), les joueurs se retrouvaient devant une représentation d’Also sprach Zarathustra  (« Ainsi parlait Zoroastre »), la célèbre pièce de Richard Strauss, utilisée par Stanley Kubrick dans son 2001 l’odyssée de l’espace. Et les personnages devaient se rendre compte d’eux même que la musique avait une drôle d’influence sur les flammes de la salle, et stopper le concert avant la fin des vingt minutes de musique, ou un grand ancien ferrait irruption… Cela a ravit les amateurs de musique classique et ceux du film, et change des énigmes de la « porte magique ».

Le silence

Enfin, chose que je constate de plus en plus, le silence à son importance. Une partie est déjà par nature assez bruyante, et au bout de quatre ou cinq heures de son continu, le mal de tête et la fatigue apparaissent. N’hésitez pas à couper le son pendant une pause (ce qui la marque encore plus) ou même pendant que vous décrivez une longue action qui  n’en nécessite pas.


J’espère que cet article vous a plus, n’hésitez pas à la commenter et à soumettre vos idées de musique 😉

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